



Au total, sept journées de protestation, au cours desquelles la communauté éducative a manifesté sa détermination. À l'appui, une pétition a recueilli pas moins de 1 300 signatures, alors que seuls 142 élèves fréquentent l'école élémentaire.
Mardi, un rendez-vous avec l'inspecteur de la circonscription a entretenu l'espoir. Si les projections en effectifs se confirment, la septième classe sera sauvée. Mais les parents exigent une réponse écrite d'ici à la fin du mois de mai. Sinon l'école Bossuet sera de nouveau bloquée.
Gérard Caudron, le maire, soutient le mouvement sans réserve. Selon lui, la ville a déjà largement payé la note de la chute démographique : 50 classes supprimées depuis 2001, pour une baisse de 1 183 élèves. Soit une classe fermée par tranche de 23 écoliers. C'est bien plus qu'entre 1997 et 2000, quand il fallait une perte de 67 élèves pour supprimer une division.
À Cobrieux, dans la campagne villeneuvoise, c'est l'école elle-même qui était menacée. Une des trois classes devait être supprimée à la rentrée. Les parents d'élèves et la municipalité craignaient alors un retrait massif des enfants, et donc la mort de l'école, seul poumon d'un village sans commerces.
Fin avril, la mobilisation s'est organisée. L'école a été bloquée deux week-ends de suite, début mai, avec le soutien du député UMP Thierry Lazaro et du sénateur Jacques Legendre. Les parents ont également édité une plaquette pour sensibiliser les familles de villages voisins et attirer de nouveaux enfants à l'école.
Une mobilisation payante : mar- di, une délégation composée du maire, du député et de parents d'élèves était reçue à l'inspection d'académie, où elle a appris une bonne nouvelle. Si, à la rentrée de septembre, le seuil de 29 élèves est atteint en cours élémentaires (du CP au CM 2), les trois classes seront maintenues. Or, à ce jour, les parents ont récolté trente-trois inscriptions fermes. L'école est sauvée. • L. W. ET C. B.
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