









Rudy Depecker entraîne les cyclistes paralympiques français. : La Voix du Nord La première semaine fut orientée vers l'adaptation au décalage horaire et à la météo. Les journées étaient chargées par les reconnaissances de circuit.
Ainsi, une journée, l'entraîneur taciste partait avec les handbikes sur la route et le lendemain, il était sur la piste afin que les coureurs puissent au mieux s'habituer. « Nous travaillions au jour le jour, selon la météo et l'état de fatigue, car en plus des entraînements, il y avait les temps de transport de presque 45 minutes pour aller sur la piste et près d'une heure pour se rendre sur le circuit route. » La cérémonie d'ouverture fut un grand moment : « Extraordinaire, d'autant plus quand on est acteur et qu'on est au centre de cet immense stade. Et, quand la flamme arrive, on se dit "voilà, on n'a plus le droit à l'erreur". » Le lendemain, les compétitions commençaient : « On est à 200 %, c'est aussi une compétition pour nous », dit le coach. Puis les jours défilent, avec de bons et de moins bons moments : le pistard dunkerquois Thirionet ratait le bronze en poursuite. Puis, après deux jours de repos pour tous, c'était au tour des épreuves sur route : « C'est là que tous nos espoirs de médailles reposaient », et personne ne s'est trompé car le matin en handbike contre-la-montre, Quittet décrochait le bronze. Thirionet apportait l'or : « Un moment très fort. C'est tout simplement magique à vivre ! » Le lendemain, Mercier, sur route, glanait l'argent, et le jeune tandem Donval-Saccomandi le bronze. « Dans toute ma carrière d'entraîneur, je n'avais jamais vécu quelque chose d'aussi grandiose. Pourtant, j'ai déjà participé à deux mondiaux et à un championnat d'Europe. »
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