









Matthieu Bataille a forcément eu un petit pincement au coeur en regardant les JO depuis la France. : La Voix du Nord C'est depuis Montreuil, sagement et confortablement assis dans son fauteuil, que Matthieu Bataille aura suivi les JO de Pékin. S'il avoue ne pas s'être levé aux aurores pour suivre les aventures de ses amis de l'équipe de France, le judoka n'aura rien manqué des phases finale. « Dès 8 heures, je regardais sur Internet et à la télé pour voir où ça en était. C'est vrai que cela m'a fait un petit pincement au coeur de ne pas revivre une pareille chose. » Il y a quatre ans, le Cucquois avait foulé le tatamis athénien le temps d'un tour face à l'Ouzbek Tangriev, jugé à l'époque prenable. Ce solide combattant d'Asie centrale aura tout simplement eu la peau de Teddy Riner, vedette annoncé de ces jeux. « Cela montre que Tangriev était un adversaire solide, rugueux. C'est dommage pour la France », lance Matthieu Bataille.
De la semaine de judo, le Cucquois retiendra surtout la belle médaille de son pote Darbelet, argenté en moins de 66 kg et le superbe parcours non sanctionné par une médaille de Matthieu Daffreville en moins de 86 kg. « C'est dommage pour Darb qui aurait mérité l'or et pour Matthieu qui aurait dû revenir avec une médaille. Ce sont deux supers mecs. » Des regrets, Matthieu Bataille en a eu aussi en voyant une catégorie des moins de 100 kg désertée par les cadors et ouverte. « Lazérie Myraliev que j'ai battu en Autriche fait une médaille de bronze. Je me dis qu'il y avait la place, avec un peu de réussite, pour faire un truc. Cela me me pousse à repartir vers l'avant. » Si pour l'heure, le Cucquois a refoulé un tatamis du côté d'Etaples, il devrait passer la vitesse supérieure dès septembre dans son club de Levallois, avant de retouver l'équipe de France pour de nouvelles aventures, en visant pourquoi pas Londres 2012. JÉRÉMIE CHAUCHOY (CLP)
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