









La Corrida de la baie, c'est aussi savoir s'extirper du sable vaseux qui caractérise ce site magique. Le bonheurde voir l'arrivée est à ce prix. : La Voix du Nord Les traits sont tirés, les corps endoloris comportent encore parfois les stigmates d'une épreuve décidément pas commune. Les sourires, eux, sont là. Ils arrivent une fois la ligne franchie, où les récits des débats « vaseux » et sablés se racontent à tour de bras. Chacun y va de son commentaire, narrant son aventure, rappelant que malgré les efforts fournis et la dureté d'une épreuve pas comme les autres, ils repiqueraient pour une nouvelle aventure l'an prochain. C'est un peu ça l'esprit de cette corrida de la baie d'Authie, lancée dans la droite ligne de la Salicorne et de la Transbaie. On en bave, on s'envase, on s'ensable, mais on y revient toujours.
Samedi en fin d'après-midi, la baie berckoise s'était drapée de ses plus belles couleurs. Un zest de soleil et des nuages à faire pâlir d'envie Tattegrain et Lavezzari. C'est dans ce décor de rêve, espace de quiétude, que plus de 400 amateurs de course de pleine nature se sont élancés. Quinze kilomètres pour aller de Berck à Berck en passant par Fort-Mahon, mieux valait être armé pour passer les pièges en tout genre. Sans être pour autant une promenade de santé, la course de Steven Rimbault, un temps accroché par un autre Touquettois, Valentin André, fut des plus rigoureuses, ciselée à grands coups de compas dans le sable et autres vasières.
Derrière, la meute étirée sur la lande de basse mer pouvait s'échiner, s'offrir quelques bons moments d'efforts. Le plaisir, on le sait maintenant, arrivera une fois la ligne franchie. Tous heureux d'être allés au bout de cette aventure, il se promettront alors de revenir malgré tout. JÉRÉMIE CHAUCHOY (CLP)
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